Pauline Ghersi – Jean qui pleure, Jean qui rit

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Vernissage le 20 avril 2019 – Opening on April 20th
20 avril au 7 juin 2019 – April 20 to June 7, 2019

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Pauline Ghersi présente trois films réalisés en 2018 et 2019 entre Reims, Ermont et Palma de Majorque. Ils s’appuient sur une recherche autour de deux figures majeures du cinéma américain : Jim Carrey et John Travolta. Elle utilise des films comme Ace Ventura ou La Fièvre du Samedi Soir pour analyser les effets véhiculés par les acteurs et les symboles que leurs personnages portent avec eux. Elle crée des formes hybrides entre l’écriture et l’image, explorant le potentiel des deux pour écrire un seul et même texte. Parfois une image remplace un mot et un mot une image.

Le premier film, Jim Carrey Trans-Atlantique, fait référence à l’oeuvre de Witold Gombrowicz, l’auteur de Cosmos. Comme le héros de ce roman, Pauline Ghersi a mené son enquête et découvert des correspondances entre Jim Carrey et les écrits d’Etienne Decroux, inventeur du mime. Elle a également prélevé des extraits de Les mille et un visages de Jim Carrey de Jacques Demange (critique de cinéma) qu’elle a assemblé avec des réflexions, des anecdotes et des observations personnelles. Il ne s’agit pas d’un savoir quantitatif mais d’une recherche instinctive guidée par un intérêt pour les détails qui accrochent son regard. La porte-parole de ce texte est incarnée par une actrice amateur (Valentine Traverse) qui commente la chorégraphie d’un mime en combinaison rouge qui se trouve à l’arrière plan (Blake Habermann). À travers cette écriture qui reprend les codes d’un langage théorique, Pauline Ghersi propose une expérience sans résolution.

Le second film, Dieu merci, c’est vendredi, nous entraîne dans la dérive du fils de John Travolta (interprété par Jean-Charles Dumay) qui rentre du RER jusque chez lui, dans le Val d’Oise. Explorant une filiation fictive à travers la filmographie de John Travolta, il trace des parallèles entre le genre du working-class hero et son propre parcours de Paris à la banlieue. En lui prêtant ses mots, ceux d’Edouard Louis et de Nathalie Quintane, Pauline Ghersi lie la star populaire des années 80 à une réflexion contemporaine sur le déterminisme social et l’appartenance de classe. Elle travaille le texte et l’image comme un collage de citations et d’extraits de films, qu’elle monte ensemble et complète avec sa propre écriture.

La dernière vidéo est une courte chorégraphie (avec Mileva Testas) inspirée par La Fièvre du Samedi Soir. Elle prend la forme d’un fragment autonome pour renouer avec l’origine de ce projet : une fascination pour le corps de l’acteur et ses gestes qui transcendent le scénario d’un film.

Pauline Ghersi est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Son travail a été présenté dans des expositions collectives : au Palais Bondy à Lyon (2018), à la Villa Belleville à Paris (2018), à la galerie Catherine Bastide à Marseille (2017), à l’Intermédiaire à Marseille (2017), au Brise-Glace à Annecy (2017), à la Galerie de la Reine à Bruxelles (2016), à la galerie Sans Titre à Lyon (2014). Elle était en résidence à Triangle France – Astérides à Marseille (2017), et est actuellement en résidence de médiation au FRAC Champagne-Ardenne à Reims ou elle prépare une performance qui sera présentée à Somme Toute à Clermont Ferrand en juin 2019.

Une proposition de Guilhem Monceaux.

April 20 to June 7, 2019
Opening on April 20, 2019

Pauline Ghersi is showing three films made in 2018 and 2019 between Reims, Ermont and Palma de Mallorca. They are based on a research on two major figures of American cinema: Jim Carrey and John Travolta. She is using films like Ace Ventura: Pet Detective or Saturday Night Fever to analyse the effects conveyed by the actors and the symbols their characters carry with them. She is creating hybrid shapes, between writing and image making, exploring the potential of both to write the same text. Sometimes an image replaces a word and a word replaces an image.


The first video, Jim Carrey Trans-atlantique, is a reference to the work of Witold Gombrowicz, the author of Cosmos. Like the main protagonist of this novel, Pauline Ghersi investigated and found similarities between Jim Carrey and the writings of Etienne Decroux, inventor of mime. She also took samples from movie critic Jacques Demange’s Les mille et un visages de Jim Carrey and assembled with personnal notes and anecdotes. This method is not about gathering knowledge; it is an instinctive research that is fed by the artist’s acute attention to details. The spokesperson for the text is embodied by an amateur actress (Valentine Traverse) commenting on the choreography of a mime in a red all-over suit moving on the background (Blake Habermann). Through this theoretical language, Pauline Ghersi is proposing an unresolved experience.


The second film, Dieu Merci, c’est vendredi, is following the son of John Travolta (played by Jean-Charles Dumay) drifting from the RER to his home, in the departement of Val d’Oise. Exploring a fictive filiation through John Travolta’s filmography, he is drawing connections between the genre of the working class hero and his own itinerary from Paris to the suburbs. Through her words and those of Edourad Louis and Nathalie Quintane, Pauline Ghersi binds the 80’s pop star to a contemporary reflection on social determinism and the class system. She is working with text and image like a collage of quotes and movie extracts, editing them together and adding her own writings.


The last video is a short choreography (with Mileva Testas) inspired by Saturday Night Fever. It is an autonomous fragment that goes back to the origins of this project: a fascination for the body of the actor and the gestures that transcends the scenario of a movie.


Pauline Ghersi graduated from Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Her work was shown in collective exhibitions: at Palais Bondy in Lyon (2018), Villa Belleville in Paris (2018), Catherine Bastide Projects in Marseille (2017), L’Intermédiaire in Marseille (2017), Le Brise-Glace in Annecy (2017), Galerie de la Reine in Brussels (2016), Galerie Sans Titre in Lyon (2014). She was in residency at Triangle France – Astérieds in Marseille (2017) and is currently in a residency at FRAC Champagne-Ardenne where she is preparing a performance that will be showned at Somme Toute in Clermont Ferrand in June 2019.

A proposal by Guilhem Monceaux.