Hanako Murakami – Pelliculis Pellicula

English Below
Opening March 2, 5-8pm. 1 rue Abel Bonnevalle, Noisy le Sec

Pelliculis – Pellicula
du 2 mars au 6 avril 2019

Altérations, transformations, transmutations. Les processus créatifs d’Hanako Murakami évoquent ceux de l’alchimiste, qui, en son temps, manipulait déjà des sels d’argent et des matériaux communs aux techniques historiques de la photographie. L’un de ses objectifs majeurs, outre la création d’or et d’argent, était de découvrir un moyen de prolonger l’existence. Si, bien sûr Hanako Murakami, ne s’aventure pas dans cette recherche folle, elle propose d’autres vies à des matériaux que l’on pourrait considérer comme morts, ou du moins périmés. Pour la série « Pelliculis Pellicula », elle utilise des plaques photographiques hors d’usages des années 1920, qu’elle plonge dans des bains chimiques. En résulte des tirages qu’elle qualifie de « peaux », organiques et évidemment abstraites. Elle écrit qu’ « En regardant dans une source, un siècle peut s’écouler jusqu’à ce que le temps se cristallise en une peau lisse, en surface. Les peaux s’accumulent alors, plus profondément dans la source. Appelons la première pellicula et le dernière pelliculis. ». Les plaques paraissaient avoir perdu un usage, à l’image de la sculpture Sans titre (appendice de vache), pour laquelle Hanako Murakami s’est servi d’un appendice de vache naturalisé, qu’elle a recouvert de feuilles d’or. Cet organe, peu ragoutant dans l’imaginaire collectif, qui est souvent considéré comme inutile – un animal ou un humain peuvent vivre sans – se retrouve être magnifié, devenant le symbole de l’inutilité supposée. Pourtant à l’instar des plaques de verres périmées, l’appendice retrouve ici une fonction esthétique et cognitive.

Après un Master à Université d’Art de Tokyo, Hanako Murakami s’installe en France où elle intègre Le Fresnoy, Studio national d’art contemporain. Sa pratique s’appuie principalement sur un travail de recherche ciblé sur l’histoire technique des médias, particulièrement sur les procédés anciens de la photographie, ou la typographie. À ce titre, elle conclue en 2018 un programme de résidence au Getty Research Institute (Los Angeles) et au Georges Eastman Museum (New York). Ses principales expositions : VOCA, Ueno Royal Museum, 2017; Ma Samaritaine, Paris, 2017; ANTICAMERA( OF THE EYE), Taka Ishii Gallery, 2016; The Capital Room, Gallery αM, Tokyo, 2015.

Une proposition de Loïc Le Gall

Cette exposition est rendue possible grâce au support de la fondation Nomura.


Pelliculis – Pellicula
March 2 – April 6, 2019

Alterations, transformations, transmutations. The creative processes of Hanako Murakami suggest those of alchemists, who at the time were already using silver salts and substances later used as a part of the historical techniques of photography. One of their major purposes, besides creating gold and silver, was to discover a way to prolong life. While Hanako Murakami obviously does not venture into such an insane quest, she offers fresh life to materials that might otherwise be considered to be dead, or at least outdated. For her “Pelliculis Pellicula” series, she  made use of now-usable photographic plates from the 1920s, which she immersed in chemical baths. The result produces prints which she describes as being “skins”, which are at once organic and abstract. She has written that “While staring into a spring, a century can go by until time crystallises into a smooth skin across its surface. Skins then build up, deepening the spring. Let’s call the former ‘pellicula’, and the latter ‘pelliculis’”. The plates had apparently become useless, as in the sculpture Untitled (Cow’s Appendix), in which Hanako Murakami used a stuffed cow’s appendix, which she covered with gold leafing. This rather unappealing organ in the collective imagination is often considered to be useless – an animal or human can live without one – but here it becomes magnified, as a symbol of alleged pointlessness. However, like outdated photographic plates, an appendix thus finds a function which is both aesthetic and cognitive.

After receiving an MA from the Tokyo University of the Arts, Hanako Murakami moved to France, where she entered Le Fresnoy, the National Studio of Contemporary Art. Many of her works have been produced based on an in-depth research of historical media, such as alternative photographic techniques or letterpress printing. On this quest, in 2018 she concluded residencies at the Getty Research Institute (Los Angeles) and the Georges Eastman Museum (New York). Her major exhibitions include VOCA, Ueno Royal Museum, 2017; Ma Samaritaine, Paris, 2017; ANTICAMERA (OF THE EYE), Taka Ishii Gallery, 2016; The Capital Room, Gallery αM, Tokyo, 2015.

A proposal by Loïc Le Gall

We are pleased to acknowledge the assistance of the Nomura Foundation

Image : Pelliculis Pelicula, 2017 © Hanako Murakami