Long Distance Runner – Cici Wu

July 21 – September 30, 2018

[French below]

First exhibition of Cici Wu in France, Long Distance Runner is composed with two new bodies of works, one on light and another on paper. 

“1. A Mathmos lava lamp sits on top of the nightstand, red wax inside the lamp moving slowly along with the tear drops of Sheo-rou—one unforgettable scene from film Tempting Heart (1999). 

Sheo-rou and Ho-jun met and fell in love in high school in the late 70s, Hong Kong. Towards their graduation, they were forced to separate followed by Ho-jun decided to move to Japan and Sheo-rou’s mom tried to immigrate to Canada. When this film is screened again recently in Metrograph New York, 2018, things that were forgotten to be examined and reviewed from a cultural perspective quietly emerged. The particularity of Hong Kong as a portal for both emigrants coming from mainland and middle class residents migrate abroad; a former British colony where indigenous inhabitants collapsed; a battlefield opened by globalization. Several years later Sheo-rou and Ho-jun re-encountered when Sheo-rou became a jet-setting fashion buyer, and Ho-hun worked as a local tour guide in Tokyo. Different living experience and separate world views stopped them committing again. The most beautiful thing about this film was that there was no intention to mimic ambitious language rather than telling a simple love story, so that the ignorance (taken for granted) of the society almost made the film a documentary of people’s consciousness during the 90s. Because its theme is love, the script was made purposefully sentimental; everything else falls outside the sphere of love was less important, less purposeful, yet more natural. As looking back at the reviews of this film, most of them said it was a disappointment. I thought it could have been a surprise if people could read it from a distance, to look at it not as a filmic situation but perhaps an oneiric situation… ‘The dreamer does not know that he is dreaming.’

2. Some yellow sponge coming out from the middle of an old seashell souvenir found in the antique street of Hong Kong; an island surrounded by mountains; a turtle with a fabric shell; a never grow up child actor from the screen; a boat with pink windows; The Sea Ranch; the mainland; the island; and the foreign, of bodies, minds, names, nations; every portrait of the seashell is started with a step to imagine myself as in the position of Wang Gongyi (born 1949, Tianjin, China, she completed the Seashell Diary between 1997-1998), and try to learn from her Seashell Diary. Meanwhile, juxtaposing myself next to her, share with her of what I can see by making a conflict.

These two works were made during the trip from New York to Hong Kong / Beijing in this summer. Special thanks to Ali Van, Michael Yu, Phoebe Cheuk, Stephen Cheng, Xinyi Cheng, Loïc Le Gall, Sinyu Tsang, Alan Kwan, and Ann Woo, who helped me in this special period of time, with gratitude.”

– Cici Wu

Cici Wu was born in 1989 in Beijing, China, and moved to Hong Kong in 2002. She received her BA from School of Creative Media, City University of Hong Kong. In 2013, she moved to the United States, where she earned an MFA from Maryland Institute College of Art in Baltimore. She is living and working in New York. Her recent solo exhibition is at 47 Canal, New York (2018), and curatorial projects include co-organizing group exhibition Scraggly Beard Grandpa at Capsule Shanghai, Shanghai (2017), and co-founding PRACTICE in New York (2015). She recently completed a residency at Seawitch, Hong Kong (2018). 

A proposal by Loïc Le Gall

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Première exposition de Cici Wu en France, Long Distance Runner est l’occasion de montrer un nouveau corpus d’œuvres sur la lumière et de nouveaux dessins.

« 1. Une lampe Lava Mathmos est posée sur le dessus d’une table de nuit, la cire rouge à l’intérieur de la lampe se déplaçant lentement, de même que les larmes de Sheo-rou – il s’agit d’une scène inoubliable du film Tempting Heart (1999).
Sheo-rou et Ho-jun se rencontrent et tombent amoureux au lycée à la fin des années 1970, à Hong Kong. A la fin de leurs études, ils doivent se séparer, Ho-jun déménage au Japon tandis que la mère de Sheo-rou tente d’immigrer au Canada. Lorsque ce film a récemment été projeté au Metrograph New York, en 2018, des éléments qui ont été oubliées d’être étudiés et examinés d’un point de vue culturel ont tranquillement émergé. La particularité de Hong Kong est d’être un portail pour les migrants venant de la Chine continentale tandis que sa classe moyenne émigre à l’étranger ; d’être une ancienne colonie britannique où les habitants autochtones se sont effondrés ; d’être un champ de bataille ouvert par la mondialisation. Quelques années plus tard, Sheo-rou et Ho-jun se retrouvent : Sheo-rou est devenu un jet-setteur du monde de la mode et Ho-hun travaille comme guide touristique à Tokyo. Différentes expériences de vie et des visions du monde opposées stoppent tout nouvel engagement. La plus belle chose à propos de ce film est qu’il n’est pas question de compter quelque chose d’ambitieux mais plutôt de raconter une simple histoire d’amour, de sorte que l’ignorance de la société a presque fait du film un documentaire sur la conscience des gens des années 1990. Parce que son thème est l’amour, le scénario est délibérément sentimental ; tout le reste, dont le contexte, tombant en dehors de la sphère de l’amour, passe au second plan, étant moins utile, mais plus naturel. En relisant les critiques du film, je découvre que la plupart d’entre elles expliquent que ce long métrage est une déception. Je pense que cela aurait pu être une bonne surprise si les gens avaient pu le considérer avec distance, le regarder non comme une situation filmique mais peut-être comme une situation onirique … «Le rêveur ne sait pas qu’il rêve ».

2. Une éponge jaune sortant d’un vieux coquillage-souvenir trouvé dans la rue des antiquaires de Hong Kong ; une île entourée de montagnes ; une tortue avec une coquille de tissu ; un enfant de la télévision qui ne vieillira jamais ; un bateau avec des fenêtres roses ; Le Ranch de la Mer ; le continent ; l’Ile ; et l’étranger, des corps, des esprits, des noms, des nations ; pour chaque portrait du coquillage que je réalise, je m’imagine dans la peau de Wang Gongyi (née en 1949, à Tianjin, en Chine ; elle a écrit The Seashell Diary [Le Journal du coquillage] entre 1997-1998), et j’essaye d’apprendre de son Seashell Diary. En attendant, je me rapproche d’elle, partage avec elle ce que je peux voir, en faisant un conflit.

Ces deux oeuvres ont été réalisées pendant un voyage entre New York et Hong Kong / Beijing, cet été. Remerciements à  Ali Van, Michael Yu, Phoebe Cheuk, Stephen Cheng, Xinyi Cheng, Loïc Le Gall, Sinyu Tsang, Alan Kwan, et Ann Woo, qui m’ont aidé pendant cette période spéciale. »

– Cici Wu

Cici Wu est née en 1989 à Pékin, en Chine, et s’installe à Hong Kong en 2002. Elle obtient son BA de la School of Creative Media de la City University de Hong Kong. En 2013, elle s’installe aux États-Unis, et est diplômée du Maryland Institute College of Art de Baltimore. Elle vit et travaille aujourd’hui à New York. Son œuvre a récemment été l’objet d’une exposition personnelle à 47 Canal, à New York (2018). Cici Wu organise des expositions dont « Scraggly Beard Grandpa » à Capsule Shanghai (2017). Elle a cofondé PRACTICE à New York (2015). Elle a très récemment pris part à la résidence Seawitch à Hong Kong (2018).

Une proposition de Loïc Le Gall

Image: © Cici Wu, 2018

Installation shots:

 

 

 

 

 

 

 

Pics 1-4 © Cici Wu ; Photos: Clerel/Monceaux ; Pics 5-7 © Cici Wu ; Photos: Charlène Flores

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