Shapeshifter – Guillaume Seyller

23 juin au 17 juillet

[English below]

Détours, pauses suspendues, changements de cap. Guillaume Seyller ne marche pas, il explore, se fraie un chemin, prend de la hauteur, cherche des passages et traverse des flux auxquels il ne semble jamais vraiment appartenir. Ses mouvements, comme une série d’exercices contre la verticalité de l’être humain, apparaissent comme un jeu d’expérimentation de son propre poids.
Ses œuvres sont des retraites, introspections sur sa gestion des contraintes, et portent en elles un peu de ses méditations. Elles partent de son corps, s’y mesurent, s’y soustraient. Son enveloppe intervient dans les œuvres comme sujet ou départ de sensations mais elle n’est présente dans l’espace d’exposition qu’au moyen d’empreintes, de mots ou par traitement informatique. « Shapeshifter » est un échantillon concentré de réflexions latentes , à l’image de ces contraintes dont Guillaume Seyller se joue et dont il convoque les traces pour transcender les limites de la matérialité. Dans cet espace couve des images numériques de son corps, sorte de fantômes pouvant être soumis à différents milieux. Shapeshifter est celui qui s’adapte, change de forme pour se fondre ou s’affirmer dans son environnement. L’artiste plonge ses doubles dans des paysages réels filmés. L’espace d’exposition devient alors un intervalle singulier entre pensée et concrétisation. L’humain n’est présent qu’à travers ces images virtuelles et une paire de chaussures de randonnée, rendues hybrides par des prothèses 3D. Cette esthétique suggérant une connexion entre la figure du campeur, du hacker et du dragqueen, vient faire écho aux différentes représentations numérique de l’artiste.

Né en 1993, Guillaume Seyller est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. En 2017, il intervient au Parc Saint Léger dans le cadre du forum « Biosphère ». La même année, il prend part au Festival « Livraison » au MAC Lyon ainsi qu’à l’exposition « Waving at the network » dans le cadre du Mirage Festival aux Subsistances à Lyon. En mai 2018 il participe au workshop autour de l’exposition « Sophie Podolski : le pays où tout est permis » et expose une pièce pour l’anniversaire des 100 ans de FACOM au Musée du Louvre. Depuis 2018 il fait également partie du collectif de performeu.rs.ses Les enfants de Diane.

Une proposition d’Adélaïde Couillard

 

Detours, suspended break, change of course. Guillaume Seyller does not walk, he explores, makes his way, rises up, looks for gateways and passes through flows to which he never seems to really belong to. His movements, as series of exercices against the verticality of the human being, appear as an experimentation of his own weight. His works are retreats, introspections on his management of constraints, and carry in them some of his meditations. They start from his body, measures themselves to it, get away from it. His envelope intervene in his work as subject or starting point of sensations but is only present in the exhibition’s space in the form of traces, words or relayed by digital displays. “Shapeshifter” is a concentrated sample of latent reflections, in the image of these constraints that Guillaume Seyller plays with and whose traces he convokes to transcend the limits of materiality. In this space, digital images of his body are incubating, as ghosts that could be submitted to various environments. Shapeshifter is the one who adapts, changes shape to blend or assert himself in his environment. The artist plunges his doubles into real filmed landscapes.The exhibition space then becomes a singular interval between thought and concretization. The human is present only through these virtual images and a pair of hiking shoes, turned hybrid by 3D prostheses. This aesthetic suggesting a connection between the figure of the camper, the hacker and the dragqueen, echoes the different digital representations of the artist.

Born in 1993, Guillaume Seyller graduated from the National School of Fine Arts in Lyon. In 2017, he intervenes at Parc Saint Léger as part of the Forum « Biosphere ». The same year he took part in the Festival « Livraison » at the MAC Lyon as well as the exhibition “Waving at the network” within the scope of the Festival Mirage at the Subsistances in Lyon. In May 2018 he participated in the workshop around the exhibition “Sophie Podolski: le pays où tout est permis” and exhibited a work for FACOM’s 100th anniversary at the Louvre Museum. Since 2018 he is also a member of the performer’s collective Les enfants de Diane.

A proposal by Adélaïde Couillard

 

Image : Perturber les photons, 2018, vidéo excerpt © Guillaume Seyller

 

Installation shots:

© Guillaume Seyller

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